Philippe Roussel artiste peintre plasticien.

 

EXPOSITION NOUVEAUX TRAVAUX  'THE HAEN GALLERY' - CAROLINE DU NORD / USA

   EXPOSITION  'GALERIE DES ARCADES' - ETE 2016 -  ARCACHON / LE MOULLEAU

 EXPOSITION  'GALERIE CARRE D'ARTISTES' - SEPTEMBRE 2016 - ROME / ITALIE

SALON ART TENTATION SEPT 2016 - MONACO

 

Philippe ROUSSEL naît à Nîmes en 1963. Artiste peintre plasticien professionnel . Référencé comme artiste peintre à la Fondation TAYLOR à Paris, inscrit au Dictionnaire Larousse des Artistes Peintres Côtés et sur Artprice.

"Si d’aucuns doutaient encore que toute œuvre d’art, quel qu’en soit le mode d’expression, parle de son auteur, le travail de Philippe Roussel devrait finir par les convaincre.
Car, fut-ce imperceptible à celui qui regarde, la peinture de Philippe Roussel raconte le parcours de sa vie et particulièrement les périodes fortes et les événements marquants qui l’on jalonnée.

A peine âgé de 10 ans, il triture déjà ses tubes de gouache pour peindre les paysages environnants, ceux de cette garrigue Nîmoise qui l’entoure, si présente, si prégnante, si puissante.
Toute sa peinture restera, au fil des ans, marquée par ces années initiales et initiatrices, envahie par cette nature, enracinée dans cette terre d’enfance.
D’ailleurs, l’observateur minutieux saura déceler dans de très nombreuses toiles, la présence d’un arbre, d’un tronc dénudé, d’un branchage effeuillé, témoin de cet enracinement dans cette terre fondatrice.

Tout autant qu’elle est ancrée dans ces paysages provençaux, on pourrait dire que sa peinture est également encrée dans le souvenir de sa mère, personnage central de sa vie, enseignante attentive, qui lui transmet le goût du dessin et celui des valeurs essentielles de l’enracinement. Toute sa vie, sa peinture en témoigne, Philippe Roussel restera attaché aux traces qui ne s’effacent pas. Aux empreintes de la vie.
La série intitulée Tableaux mémoire évoque magnifiquement le souvenir et l’influence de cette mère institutrice et aimante, avec ces écrits de craie qu’on ne peut complètement effacer du tableau (et de la mémoire), ces encres indélébiles, ces cahiers recouverts de graffitis enfantins, ces coins de bureau où l’on grave ses émotions.

Lorsque quelques années plus tard et des cours d'histoire de l'art,il s’engage définitivement en peinture, après avoir été tenté par l’archéologie (tiens ! tiens !), il ne reniera pas quelques influences fortes : Picasso, sa tauromachie, son cubisme, ses encres de chine…, puis Tapiès qui lui ouvre les voies mystérieuses de l’abstraction (le compagnonnage avec Tapiès donnera naissance à une très belle série sur les Chaises : toujours ce besoin de stabilité ?) mais il s’en échappe vite ; il a besoin de raconter une histoire, son histoire.
Après une période « semi-figurative », l’écriture fait son apparition dans les toiles (elle ne les quittera plus !) au côté des objets quotidiens, des (omni) présences (comme celle des Chats), des éléments issus de la nature, des événements marquants, des rencontres vitales, des récits historiques (Les Conquistadors), des signes symboliques…

Désormais, la peinture de Philippe Roussel tentera en permanence de créer le lien entre ce qu’il a vécu (ou la trace qu’en laisse le souvenir) et ce que perçoit celui qui regarde. Alors la technique peut s’effacer au service de l’émotion qu’il souhaite transmettre.
Ainsi cette riche série sur les Fleurs, à la fois symboles de la nature enfantine, du temps qui passe et se fane, mais surtout évocatrice de la rencontre avec sa compagne. Là où d’autres offrent des bouquets, lui offre des peintures : fleurs –cœurs, tableaux traversés de messages amoureux, parsemés d’écrits lisibles ou illisibles, de lettres-pétales, de souvenirs partagés et secrets…Parfois fanées , toujours belles.

Peintures témoins d’un parcours de vie, comme les émotions rapportées de voyages, à l’image de ces Marines qui traduisent avec force le choc visuel des lumières si particulières des tempêtes bretonnes, uniques, mouvementées, parcourues d’un noir profond, indélébiles, à jamais imprimées au fond de l’œil.

La force du souvenir aura ici une influence sur la technique du peintre qui trouvera dans la puissance de l’encre de chine, l’élément le plus adapté à traduire ses visions et ses émotions.

Car l’omniprésence de la mémoire ne trouve pas seulement sa traduction sur les thèmes abordés mais aussi sur les techniques utilisées, sur le choix des matériaux et des couleurs.
Pour évoquer la « terre-mère », peu de couleurs vives mais des tons ocres, noirs, rouges, bistres…, des couleurs fanées qui évoquent à la fois la nostalgie du temps passé et la terre des originelle.
On peut dire qu’au-delà de son actualité (il peint hic et nunc pour partager des émotions présentes), la peinture de Philippe Roussel est une peinture nostalgique.
Ainsi, lorsqu’il aborde la technique de la poudre marbre, c’est toujours avec le souci de la trace, comme une archéologie de sa propre mémoire, mais aussi avec l’idée sous jacente de laisser une empreinte gravée, immuable.

(D)écrire une peinture, c’est déjà la trahir; toutes les clefs de lecture proposées ne sont que de petits cailloux qui balisent le voyage de celui qui regarde.
Si la peinture de Philippe Roussel parle (sans doute plus que d’autres) de son histoire, de sa mémoire, de son archéologie émotionnelle, elle se met à parler de l’histoire de celui qui la découvre, dès que celui-ci y pose son regard : les souvenirs se chevauchent, les émotions se contredisent, les événements se superposent, les paysages s’enchevêtrent. L’histoire change de vie, la vie change d’histoire.
Ce sont alors deux histoires qui se confrontent et s’enrichissent : celle du peintre guidé par une nécessité intérieure et celle de celui qui lit le tableau avec sa sensibilité et sa propre expérience du monde.
Alors le tableau aborde une nouvelle étape de son histoire. Il n’en sortira pas !"

Les travaux de Philippe Roussel sont aujourd'hui présents dans les collections privées d'amateurs d'art en Europe et aux Etats Unis.

Jacques Olivier DURAND
Ecrivain