Philippe Roussel Presse

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PHILIPPE ROUSSEL

Philippe Roussel - Les Marais Camarguais
(
 English & German texts at the end of this page )

SEPTEMBRE 2013      

Après les marines sombres et tourmentées, où dominait l’écume des vagues, ponctuées des mâts de chaloupes ballottées et sur le point de faire naufrage, Philippe Roussel aborde des rivages plus secrets, des marines nature-morte. L’eau ici repose, étale, quand elle ne s’est pas purement et simplement retirée, ensablée comme les barques qui parsèment de leurs contours ces plages beige, vertes, jaunes, bleues. C’est une nouvelle série, mais c’est aussi la continuation, voire l’aboutissement des travaux antérieurs. Il y a ainsi des souvenirs de tableaux plus anciens, le sujet des caravelles de 1492, les fonds multicolores des « tableaux blancs », les compositions de certains Lac de Côme et même une silhouette d’Aigues-Mortes traitée comme naguère le Mont Saint-Michel. Mais c’est bien une nouvelle géographie, une nouvelle atmosphère, et donc une nouvelle technique.Les Marais de Philippe Roussel se construisent autour d’une couleur à la présence obsédante, un bleu étonnant, qu’un rien suffit à éteindre dans des eaux grises ou au contraire à illuminer sur des ciels dégagés. Philippe Roussel a commandé la teinte spécialement pour cette série, mais jamais il ne se laisse aller à la facilité de faire reposer son travail sur elle. Il la module sans cesse, la recouvre de blanc, de noir, gesso et fusain, et ce travail de surface donne au bleu sa profondeur et l’impression qu’il n’a pas été le point de départ, mais le but de la recherche picturale.

D’ailleurs, les compositions des Marais  sont généralement tripartites et le bleu se complète ainsi, la plupart du temps par un crème, plus ou moins foncé, et des verts qui vont du mélange clair des deux couleurs principales à des pâtes foncées ou le brun affleure. Rien de purement géométrique cependant dans la composition, la fluidité règne au contraire : la démarcation entre deux couleurs est rarement dessinée, souvent elle n’est même pas nette, un filet de brou de noix parfois l’efface davantage qu’il ne la souligne, et les plages de couleurs elles-mêmes sont faites de nuances infinies, multipliées encore par les légers reliefs que créent de subtils apports de matière.

Cependant, d’autres structurations se superposent au rapport entre les formes et les compositions – abstraites en elles-mêmes – s’articulent ainsi autour d’éléments qui introduisent une figuration – ou du moins un réalisme – minimaliste. Des lanières de toile, découpées dans le dos et collées sur l’endroit, divisent les étendues ; des dessins à l’encre noire les ponctuent, silhouettes de roches, croquis de la végétation des dunes, esquisses de barques, ces dernières de plus en plus allusives, à mesure que la série avance.
D’une certaine façon, ces barques reflètent la démarche picturale de Philippe Roussel toute entière. Le dépouillement l’attire et les marais de Camargue à l’automne lui en offrent le décor. Mais, comme enfoui sous la peinture, une richesse incroyable de sensations se devine. Les vibrations de lumière sont bien là, et plus encore : la force du vent, le taux d’humidité, la pression atmosphérique... Philippe Roussel s’est fait géologue et météorologue, au plus près de la nature qu’il peint. Au plus loin de sa représentation, il réinvente également l’art du géographe. Certes, ses tableaux sont des paysages, avec toutes les séductions du genre. Mais que l’on oublie pour un instant d’y chercher ce que le souvenir nous dicte d’y trouver : les perspectives s’évanouissent, l’horizon se fait frontière, et surgit alors, de la surface à nouveau aplatie, la mémoire de cartes géographiques ancestrales et d’un monde au-delà de l’archéologie, dont la peinture de Philippe Roussel conserve seule la trace.

Yves Mausen
Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure
Membre de l’Institut Universitaire de France
Directeur de l'Institut d'histoire des anciens pays de droit écrit

 

Philippe Roussel - Memoria

OCTOBRE 2011

L’œuvre de Philippe Roussel continue de se métamorphoser en d’incessantes régénérations de thèmes dont la signification est avant tout picturale. Il y a quelques années, le cercle avait structuré son dessin ; plus récemment, de grandes fleurs isolées, magnifiquement réduites à quelques traits, et d’autres, bigarrées, fantaisistes, se sont succédé sur ses papiers. Aujourd’hui, il en propose des visions nouvelles, vivantes et enjouées.
Dans une première série, le cercle s’impose et suggère les fleurs plus qu’il ne s’autorise à les représenter. Celles-ci évoluent sur des fonds qui rappellent ceux que Roussel avait déjà utilisés pour les « ardoises d’écoliers » de sa série sur la mémoire et qui, immanquablement, évoquent aussi certaines œuvres de Twombly : clairs, presque blancs, mais travaillés avec des jaunes, des violets, des verts, des bleus. Les cercles rouges et jaunes intenses dominent les blancs, les disques violets complètent les verts. Des graffiti au tracé sensible, bleus ou noirs, animent la composition. On croit voir un papillon, mais ne seraient-ce pas plutôt des pétales, des feuilles, des pistils ? A moins qu’on ne se trompe à vouloir encore déchiffrer quelque représentation ! Le sujet se dissout et la couleur reste seule à faire naître des sensations. C’est l’éclosion printanière, c’est la maturation estivale qui sont ici rendues visibles !

Une deuxième série est moins exubérante, alors même que les fleurs sont surabondantes et que la technique n’est pas moins complexe. Les fonds, verts-bleus, sont divisés en deux, horizontalement. La composition est celle d’une marine ou d’un paysage réduit à sa plus simple expression. Cette impression est accentuée par le recours à des tons plus foncés dans la moitié inférieure, plus clairs dans la partie haute, les teintes évoluant en vapeurs colorées. A l’avant-plan, le décor traditionnel du tapis de fleurs devient le sujet même, dont les éléments évoluent en toute liberté, légère et spontanée. Les fleurs sont plus petites, plus précises aussi. Leur dessin naïf, fait de cercles approximatifs et de volutes irrégulières, échappe à la répétition par le mélange de techniques variées, acrylique, rehauts de pastels secs, traits de fusain. Dans leur usage, il n’y a pas de systématicité, mais, à l’inverse, aucune application pour y échapper non plus : c’est l’intuition, non la réflexion qui guide ici le peintre.

Ces œuvres ont l’insolence de la vie heureuse. Elles expriment le bonheur de peindre de la façon la plus immédiate. Le peintre retrouve les gestes de l’enfant pour faire ressurgir toute la gaieté qui peut accompagner cet âge de la vie. Les nombreux accidents qui entachent la blancheur et que celle-ci commence déjà à recouvrir sont alors aussi bien autant de souvenirs, bons ou mauvais, fraîchement imprimés ou en train de s’estomper. Nulle violence cependant, mais une tendresse infinie, qui ressort précisément de l’absence de lignes nettes, du sfumato continu des fonds, qu’ils soient blancs ou verts.

Si les toiles de Philippe Roussel sont faciles à approcher, c’est parce qu’elles montrent l’optimisme, qu’elles le rendent évident, qu’elles le communiquent, finissant par occulter l’exigence – réelle pourtant – du travail du peintre.

Yves Mausen
Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure
Membre de l’Institut Universitaire de France
Directeur de l'Institut d'histoire des anciens pays de droit écrit

 

Memoria

L’artiste peintre nîmois Philippe Roussel nous propose depuis une dizaine d’année un travail sur le cercle. De travaux au fusain très minimalistes sur papier en passant par des collages ,il présente il y a quatre ans maintenant un éventail de toiles plus colorées dans lesquelles le cercle domine encore et s’impose définitivement comme la marque de l’artiste ; ce cercle qui symbolise à la fois la vie, la famille, l’ovule, l’eau !

En parallèle, ses recherches sur la trace et la mémoire du temps l’amène à présenter en 2009 une série de grands papiers tout en finesse, transparence et empreints dune émotion toute particulière. Philippe Roussel nous promène sur le chemin de ses propres racines. Comme les ridules qui apparaissent sur la peau et le visage après le passage des ans, le temps s’inscrit invariablement sur la matière. Il fait apparaître ou disparaître, colore ou efface, use ou préserve.

Aujourd’hui, la symbolique du cercle, au cœur d’une série de grandes toiles, s’associe à ce travail sur la mémoire. Cela nous apporte une lecture plus précise de ce que veut nous dire l’artiste. L’importance de ses racines dans la construction du soi et la possibilité de maitriser son devenir.
La toile, de par son caractère plus durable que le papier, sert de nouveau support à son travail. Toutes les techniques picturales entrent en œuvre. Acrylique, encres, fusains, pastels, crayon et matières diverses. Cette diversité d’outils nous rappelle à la complexité des éléments qui composent notre monde. Formes précises bien maitrisées et traits d’enfants se mêlent sur la toile. Une multitude de dessins, traits, touches de couleurs composent cet ensemble. Une douceur propre à l’enfance et une grande sensibilité s’en dégagent. Le regard s’attarde, fouille, décrypte et alors la toile se montre tel un livre d’histoires. Un retour vers les racines où chacun se retrouvera forcément…

Sylvie Foujanet
Galerie du chapitre

 

Philippe Roussel - Marines

Par le passé, la peinture de Philippe Roussel a ouvertement dit ses influences, son héritage. Aujourd’hui, elle se fait humble, en renonçant à ses moyens les plus spectaculaires, en même temps qu’elle ose la figuration, ou plutôt l’évocation. Avec ses Marines, le peintre nîmois nous livre probablement sa série la plus personnelle. Certes, il lui est arrivé il n’y a pas si longtemps de nous admettre dans son intimité, mais la pudeur alors lui a fait emprunter la manière d’un autre. Aujourd’hui bien au contraire, on dirait que l’universalité du sujet choisi lui permet enfin de développer une technique toute en simplicité, toute en élégance, au service d’une évidence picturale.

Le carton comme support, l’encre, le brou de noix et le gesso blanc, un peu de pastel et – suprême trouvaille – du vernis comme seuls matériaux : vouloir dans ces conditions conjurer les violences de l’eau, saisir les changements de la lumière, faire sentir la matérialité des bâtiments, relève du pari, sinon du défi. Et le spectateur, d’abord inévitablement attiré par les formes et les traits qui s’étalent, qui s’imposent, d’emblée suggestifs, ne peut ensuite manquer de s’interroger sur la raison d’être de l’efficacité de cette peinture. Ici point de subtilité dans le dégradé du ciel, point de recherche virtuose dans la transparence de l’eau, même pas un bateau ou une construction portuaire proprement dessinés.

Mais des coups de larges pinceaux pour barbouiller le ciel de traînées blanchâtres, des ajouts de bruns translucides pour tacher la surface bleue de la mer et surtout ces traits noirs, épais ou fins, toujours jetés à la hâte, parfois tremblés, d’autres fois remplis d’énergie, jamais calligraphiés. C’est en eux évidemment que se situe le motif : l’architecture des maisons, la ligne de la jetée, la verticalité ivre des mâts. (Que l’on soit attentif à ces derniers surtout ! Par leurs contours accidentés, par leurs différents angles d’inclinaison, ce sont eux bien plus que la mer ou l’écume qui font naître la vie et qui en dictent le rythme : ballottement de l’amarrage ou tempête du grand large.)

Mais la peinture est ailleurs. Elle est dans ces formes qui surgissent : le cercle gris de la lune qui surplombe presque tous ces paysages, le rectangle rouge qui fait irruption dans Sète, la masse noire qui domine La Tempête. Ce sont des éléments qui viennent d’un autre univers pictural, mais qui désormais, ainsi ancrés dans une signification figurative, perdent le référent qui était le leur dans l’histoire de l’art contemporain. Et pourtant, trop stylisés pour donner ne fût-ce que l’illusion du réalisme, ils conservent la mémoire de leur origine abstraite et contribuent ainsi fortement à donner à l’œuvre de Roussel sa liberté essentielle. La peinture est encore dans ces jaunes qui ponctuent de leur clarté les noirs et les bleus foncés. Ce ne sont souvent que de minces traits, parfois des formes plus importantes (voire centrales, lorsqu’ils viennent trouer l’espace pour s’y ériger en murs de maisons). On les voit entourer les mâts – qui ne se détachent que grâce à eux sur le ciel environnant – ou courir sur le bord des rochers et des quais – qui ne se délimitent que par leur contraste de la nuit omniprésente. L’économie des moyens est ici maximale, car ce qui est donné à voir n’est rien d’autre que le papier lui-même, recouvert par du vernis, éventuellement mêlé de pastel.

Les aquarellistes connaissent bien le procédé qui consiste à se servir de la blancheur du support pour créer l’éclat d’une lumière autrement impossible à obtenir. En faisant sienne cette technique, Roussel puise en effet à ce que son art connaît de plus simple et aussi de plus difficile. Car ces lumières précises ne viennent pas seulement rehausser ses encres ; elles structurent ses compositions aussi nettement qu’un dessin assuré.

Et le spectateur peut alors estimer avoir percé au moins un des mystères de cette peinture, dont le pouvoir réside précisément dans ce qui n’en est pas.

Yves Mausen - Critique
Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure
Membre de l’Institut Universitaire de France
Directeur de l'Institut d'histoire des anciens pays de droit écrit

 

Philippe Roussel - peintre

‹‹....La découverte de Philippe Roussel nous amena, dans le cadre de nos recherches, à un sentiment d’immédiate appropriation personnelle et partagée. Œuvre déjà connue sur le plan local et fort appréciée en d’autres lieux d’art actuel. Mais je ne peux m’empêcher d’évoquer un rapprochement certain avec l’œuvre de Cy Twombly dans son travail diversifié. Tout cela pour rejoindre Kandinsky « dans le spirituel dans l’art » qui affirmait que la voie vers la peinture se situe entre deux domaines : celui de l’abstrait et de la « forme corporelle ».

Chez Philippe Roussel entre ces limites abstraites et concrètes, il existe dans son travail un espace infini, la profondeur, la richesse, et l’immensité des possibilités. C’est à mon avis cette voie qu’il doit poursuivre en exposant ses œuvres d’un art contemporain exempt de toute provocation mais totalement séduisant. »

Jacques Aldebert
Conseiller Artistique Ministère de la Culture - Dubhaï
International Contemporary Art Association - France
Elastic Group – Bologna - Italie
Forum Artis- Art Museum – Modena - Italie

 

Philippe Roussel - in few words.... 

“Philippe Roussel was born in Nîmes ( South of France) in 1963. French artist painter. Referenced to the Taylor Foundation for Art in Paris and in the ‘ Guide Drouot Quotation of Painters ‘ and 'Artprice'.
He created his first works with ‘gouache’ at the age of 10. After the university, he took private lessons in art history. Passionate about archeology and ancient Mediterranean civilizations, he follows very young, the excavations in the region and sketched on paper the details of mosaics and reliefs discovered. It definitely says his favorite course and energetic pencil but arouses his desire to work on the track and memory.His vigorous style and speed in the execution of his works made ​​him opt for acrylic rather than oil. From the age of 20 years, his style, closer to the figurative, begins to move towards a semi abstraction much more personal.

Today, Philippe Roussel painting tells the story of his life and particularly strong periods and milestones that are marked. Philippe Roussel paints the surrounding landscape, this ‘Garrigue Nîmoise’ those around him, so present, so significant and so powerful.
All his paintings remain, over the years, marked by these initial years and invaded by this nature, rooted in this land of childhood. Moreover, the careful observer will detect in many paintings, the presence of a tree, a trunk bare, leafless branches as a witness of these roots in the founding earth. And, of course, the nearest Mediterranean sea, so bright, so quiet, so blue….

As much as it is rooted in the Provencal landscapes, one could say that his painting is also printed in memory of his mother, a central figure in his life, attentive teacher, who gives him the taste for drawing and the core values ​​of roots. Throughout his life, his painting demonstrates, Philippe Roussel remains attached to the traces that do not fade. Traces of life.

Philippe Roussel painting constantly try to create the connection between what he lived (or the trace that will be remembered) and that receives the beholder. So, the technique can be erased in place of emotion he wants to convey.If Philippe Roussel painting speaks (probably more than others) of his own history, his memory, his emotional sense of archeology, she begins to talk about the story of the man who discovered it as soon as he could open his eyes: memories overlap, emotions contradict the events overlap, and landscapes intertwine.

The story changes life; life changes history.These are, then, two stories that confront and enrich: the painter guided by an inner necessity and the one who reads the painting with his sensitivity and his own experience of the world.
Then the painting is entering a new phase in its history. It will not come out! "

Jacques Olivier Durand
Writer

(Detail translate from French )

Philippe Roussel, Les marais Camarguais.

After dark and torturous seascapes, where foaming waves dominated, Philippe ROUSSEL, approaches more secret shores, still life seascapes. Here, the water rests still, where it’s not receded purely and simply, covered in sand like barks with their strewn outlines, these blue, yellow, green and beige sandy beaches.It’s a new series but it’s also the continuation, the final even of previous works. Thus, there are reminders of older paintings such as the "1492 Caravelles" ,“White paintings” with their multicolored backgrounds, compositions of certain Lac de Come, and even a silhouette of Aigues Mortes treated not long ago as was Le Mont St Michel. But it’s really a new geography, a new atmosphere and so a new technique.Les’ Marais de Philippe ROUSSEL’ are built around a color with a haunting presence, a wonderful blue that nothing could dull in grey waters or, on the contrary light up in clear skies.Philippe ROUSSEL ordered this shade especially for this series but he never allows himself to rely on this color for his work. He adjusts it all the time, recovers it with white, black, gesso, and charcoal, and this surface work gives the blue it’s depth and the feeling that it wasn’t the starting point but the aim of the pictorial quest.Moreover, Marais compositions are generally tripartite and the blue is completes most of the time by a cream color, more or less dark, some greens which go from a light mixture of the two main colors to darker colors where the brown shows through.

Nevertheless, nothing is purely geometric in the composition. On the contrary it’s the fluidity that reigns: the demarcation between two colors is rarely drawn, it’s even often not clear, sometimes a walnut stain erases it more than emphasizes it, and beaches of colors themselves are made of infinite shades, multiplied by light contrasts which create subtility.

However, other structures super imposed between farms and compositions ( abstract by themselves), hinge on elements which introduce a figuration or at least a realism minimalist. Strips of canvas cut and stuck on the right side, devide up areas; black ink drawings punctuate them, silhouettes of rocks, sketches of sand dune vegetation and barks these, these last ones increasingly allusive as the series progresses.In a certain way, these barks reflect the entire pictorial approach of Philippe ROUSSEL. He’s attracted by soberness and  the Camargue salt marshes in Autumn offer him the backdrop. But as buried under the painting, an incredible richness of sensations can be seen. The vibrations of light are certainly there and much more wind strength, humidity levels, atmospheric pressure…Philippe ROUSSEL made himself geologist and meteorologist as close as possible to the nature he paints.As far back as his original representation he also reinvents the art of the geographer. Indeed his painting are landscapes, with all the captivating powers of these type of paintings. But, it for an instant, we forget to look for what the memory tells us to look for : the perspectives vanish, the horizon becomes the frontier and rises up to surface once again flattened, the reminder from ancestral geographical maps and a world beyond archaeology, all of which the paintings of Philippe ROUSSEL alone, conserve a trace.

Yves Mausen

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure
Member of the ’Institut Universitaire de France'
Director of the 'Institut d'histoire des anciens pays de droit écrit
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Philippe RousselDie Moorlandschaften der Camargue                                                                                                                                    

Nach den Meeresgemälden, mit einer düsteren und aufgewühlten See, in der die Maste der schaukelnden Barken auf dem Meeresschaum taumelten und fast kenterten, führt uns Philippe Roussel mit seinen neuen Stillleben nun an geheimnisvollere Küsten. Hier wirkt die See beruhigend, flach, wenn sie sich nicht gleich völlig zurückgezogen hat, versandet wie die Kähne, die hier und da auf den Stränden liegen, mal beigefarben, mal grün, gelb oder blau. Es handelt sich um eine neue Gemäldeserie doch zugleich eine Folge oder vielleicht sogar das Ergebnis seiner früheren Werke. So erinnern gewisse Bilder zum Beispiel mit der Thematik der Karavellen von 1492 an ehemalige Gemälde, sowie die vielfarbigen Grundierungen an die “weißen Bilder” oder die Kompositionen einiger Bilder des “Comer Sees”. Ein Umriss von Aigues-Mortes erinnert an seine Darstellung des “Mont Saint Michel”. Doch hier entdecken wir eindeutig eine neue Geografie, eine neue Atmosphäre und somit eine neue Technik.

Die Moorlandschaften von Philippe Roussel entstehen aus einem bestimmten Farbton, der uns in seinen Bann zieht, ein erstaunliches Blau, das sich mal in den grauen Wogen fast verliert mal einen wolkenlosen Himmel hingegen zum Erleuchten bringt. Und obwohl Philippe Roussel den Farbton für diese Serie hat speziell anfertigen lassen, widersteht er der Versuchung, seine Werke völlig auf ihn einzustellen. Ständig verändert er ihn, überdeckt ihn mal mit weiß mal mit schwarz, Gesso und Zeichenkohle, und diese Oberflächenüberarbeitung gibt dem Blau seine Tiefe und vermittelt den Eindruck, dass dieses Blau nicht den Ausgangspunkt sondern eher das Ergebnis seiner künstlerischen Arbeit darstellt.
Im übrigen sind die Kompositionen der Moorlandschaften generell dreiteilig und so ergänzt sich das Blau meist mit einem mehr oder weniger dunklen Creme Ton und Grüntönen, die zwischen einer hellen Mischung der beiden Grundfarben und einer dunkleren schwanken, wobei fast ein Braunton zum Vorschein kommt. Doch findet man keinerlei Geometrie in den Kompositionen, sondern die Fluidität nimmt die überhand: zwischen den beiden Farben besteht keine malerische Begrenzung, meist ist sie kaum vorhanden, eine schwache Walnusstinktur verdeckt sie eher als dass sie sie heraushebt. Die farbigen Strände entstehen aus unzähligen Nuancen und durch subtiles Hinzufügen von Farbe werden leichte Reliefs geschaffen.
Andere abstrakte Elemente überlagern sich mit den Formen und Kompositionen und so nehmen diese fast wieder eine reelle Gestalt an. Rückseitigausgeschnittene, auf die Vorderseite geklebte Leinwandstreifen unterteilen die Flächen; mit schwarzer Tinte gemalte Zeichnungen heben sie hervor : Felsumrisse, skizzenhafte Andeutungen der Dünenbepflanzung, Konturen der Boote, die letzteren werden in den folgenden Bildern dieser Serie immer undeutlicher.

In gewisser Weise spiegelt sich in diesen Booten das gesamte malerische Werk von Philippe Roussel wider. Die Schmucklosigkeit zieht ihn an, wobei die herbstlichen Sumpflandschaften der Camargue ihm hierfür das Dekor bieten. Doch lässt sich, unter dem Gemälde versteckt, eine unglaubliche Vielfalt an Eindrücken und Gefühlen ahnen. Die Lichtschwingungen sind durchaus da und darüber hinaus die Stärke des Windes, die Feuchtigkeit der Luft und der atmosphärische Druck… Philippe Roussel malt die Natur gleich einem Geologen oder Meteorologen, aufs Engste mit der Natur verbunden, und manchmal scheint er auf irgendeine Art in seiner Darstellung fast die Kunst des Geografen neu zu erfinden. Natürlich stellen seine Bilder Landschaften dar, mit der dieser Art von Gemälden typischen Verführungskraft, in denen man aber für einen kurzen Augenblick vergisst zu suchen, was uns unser Gedächtnis diktiert : die Perspektiven verblassen, der Horizont wird zur Grenze, und aus der erneut abgeflachten Oberfläche taucht die Erinnerung an ehemalige Landkarten und an eine Welt jenseits der Archäologie auf, von der Philippe Roussel lediglich eine Spur bewahrt.

Yves Mausen
Ehemaliger Schüler der Ecole Normale Supérieure
Mitglied des Institut Universitaire de France
Direktor desInstitut d’histoire des anciens pays de droit écrit

(Deutsche Übersetzung : Ute Bigaud)

 

PHILIPPE ROUSSEL - BIOGRAFIA      (Italiano)


Philippe ROUSSEL nasce a Nimes nel 1963. Artista e Pittore membro della Fondazione Taylor a Parigi. Referenziato su Artprice e sulla Guide Larousse de Cotation des Peintres.

"Se qualcuno avesse ancora dei dubbi che l'opera d'arte, indipendentemente dal modo in cui è espressa, non parli del proprio autore,il lavoro di Philippe ROUSSEL dovrebbe definitivamente convincere del contrario. Per quanto ad un osservatore possa parere impercettibile, la pittura di Philippe ROUSSEL racconta il percorso della sua vita ed in particolare i periodi più intensi e gli avvenimenti importanti che gli sono occorsi.

Già all' età di dieci anni, maneggia tubi di tempera coi quali riproduce i paesaggi circostanti, quelli di questa Garrigue Nimoise che lo circonda, così presente, così pregnante, così possente. Tutta la sua pittura rimarrà, nel corso del tempo, impregnata da questi anni iniziali ed iniziatori, invasa da questa natura radicata in terra d'infanzia. In seguito a ciò l'osservatore minuzioso saprà trovare in molte sue opere, la presenza di un albero, di un tronco o di un ramo spogli, testimoni di questo radicamento profondo in questa terra fondatrice.

Passati alcuni anni, dopo aver seguito dei corsi privati di storia dell'arte ed essersi interessato anche di archeologia (oibò!), decide di dedicarsi definitivamente alla pittura; non negherà di essere stato fortemente influenzato: Picasso e De Stael, il loro cubismo, le loro chine.. Poi Tapiès che gli apre le porte misteriose dell'astratto dal quale si distaccherà presto; egli ha bisogno di raccontare una storia, la sua storia.

Dopo un periodo "semi-figurativo", la scrittura appare nelle sue opere (e vi rimarrà per sempre!) vicino ad oggetti di uso quotidiano, delle (onni) presenze (come quelle dei Gatti), degli elementi ripresi dalla natura, degli eventi importanti, degli incontri vitali, dei racconti storici (les Conquistadores), ricordi d'infanzia (le vacanze in Camargue o a Cap Ferret), dei segni simbolici..


Da questo punto in poi la pittura di Philippe ROUSSEL tenterà in continuazione di creare un legame tra il vissuto (o la traccia che ne lascia il ricordo) e ciò che percepisce l'osservatore. E' qui che la tecnica può lasciare spazio all'emozione, la stessa ch'egli desidera trasmettere….."

I lavori di Philippe ROUSSEL sono oggi presenti in diverse gallerie d'arte in Francia, in Gran Bretagna e negli Stati Uniti. Sono altresì presenti in collezioni private, in Francia così come all'estero.

Jacques Olivier DURAND
Scrittore

 

 

Philippe Roussel